Déclarer les arômes sur les étiquettes canadiennes : ce qui doit figurer dans la liste d'ingrédients
L'arôme est l'un des rares groupes d'ingrédients pouvant être déclaré par nom de catégorie au Canada — mais les supports, solvants et allergènes changent vite la donne.
Les noms de catégorie existent, mais sont restreints
Le Règlement sur les aliments et drogues du Canada permet à certains groupes d'ingrédients d'apparaître sous un nom de catégorie autorisé plutôt que par constituant. « Arôme » et « arôme artificiel » font partie de ce groupe, ce qui explique qu'une préparation complexe de vingt composants dosée à 0,05 % puisse figurer sur une seule ligne.
Cette permission vise les constituants aromatisants. Elle ne couvre pas automatiquement tout ce qui se trouve dans le fût. Les supports, antiagglomérants, agents de conservation et colorants qui accompagnent la préparation sont évalués séparément, et plusieurs doivent être nommés individuellement même si l'arôme ne l'est pas.
Là où les équipes trébuchent
Les trois constats récurrents lors des audits fournisseurs sont : supports non déclarés (maltodextrine, propylèneglycol, amidon modifié, gomme arabique), systèmes de conservation non déclarés dans les arômes liquides, et allergènes prioritaires introduits par un extrait naturel ou un arôme de réaction d'origine laitière.
Les allergènes prioritaires, sources de gluten et sulfites ajoutés doivent être déclarés quelle que soit la quantité. Exigez de chaque fournisseur une déclaration d'allergènes écrite liée au code d'article précis, et non à la famille de produits, et redemandez-la à chaque révision de formule.
Bâtir l'étiquette à partir de la documentation, pas de l'échantillon
Un dossier utilisable pour chaque code d'arôme comprend la fiche technique, la composition et les supports, les déclarations d'allergènes et de gluten, un certificat sans OGM ou biologique si revendiqué, les certificats casher et halal si revendiqués, un modèle de certificat d'analyse et la confirmation de conformité aux exigences canadiennes.
L'étiquetage bilingue est une obligation distincte : la liste d'ingrédients, le nom usuel et les mentions obligatoires doivent figurer en anglais et en français sur la plupart des aliments préemballés vendus au Canada. Validez le nom usuel français de chaque support en même temps que l'anglais — le rattraper après l'approbation graphique fait glisser les dates de lancement.
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Cet article fournit de l'information générale destinée aux équipes de développement de produits et ne constitue pas un avis réglementaire ou juridique. Vérifiez les exigences applicables selon le Règlement sur les aliments et drogues, le Règlement sur la salubrité des aliments au Canada et les directives de l'ACIA.
